Drupal 8 est arrivé le 19 novembre dernier

Le 19 novembre dernier c’était mon anniversaire (bah oui, faut bien que je pense qu’à moi, MOI aussi) et celui de Dries Buytaert et la communauté Drupal en a profité pour sortir la version 8 du CMS.

Drupal 8, cela fait longtemps que je le côtoie sans avoir jamais publié de site avec cette nouvelle mouture : on m’avait demandé de faire un audit sur le multilingue de Drupal 8 parce qu’une personne « importante » nous rendait visite et qu’il fallait montrer qu’on était à la page, 3 ans en avance… Ça c’est normal en entreprise. Je vous rassure : la personne importante n’a pas lu le rapport, peut-être mon équipe (mais pas sûr, en même temps eux avaient vraiment du boulot), mais le commanditaire du rapport non plus ne l’a jamais lu. Bon ça c’était pour ma life.

Bref, Drupal 8 est de sortie et avec plusieurs bonnes nouvelles à mon avis :

Symfony, dis moi oui !

Drupal 8 utilise pas mal des composants Symfony ce qui a plusieurs avantages :

  • on utilise des formats et des standards que tout le monde utilise et ça c’est plutôt cool,
  • ça va peut-être faire venir des développeurs Symfony,
  • l’injection de dépendance c’est lourd mais c’est tout de même cool, et puis de toute façon le cache c’est pas seulement pour les objectifs (je sais, je sors…)

Mobile First

Oui c’est seulement fin 2015 que Drupal ce met au niveau sur la problématique du mobile. Beaucoup oublient que dans Drupal, il y a n’y a pas seulement du PHP mais aussi du JavaScript et d’autres trucs très bons pour la santé, donc mangez-en… Le Front-End n’est pas à la traine.

API REST

À l’heure du tout API et des microservices, c’est juste normal que du côté de Drupal on ait amélioré ça. Cela veut dire qu’on va pouvoir créer sa structure de données via le clicodrome de Drupal et ensuite mettre cela à disposition pour d’autres clients ou applications.

Internationalisation

Beaucoup d’améliorations, c’est la partie que je connais le mieux. J’en parlerai dans un autre article mais juste une remarque : chefs de projets, CTO et autres décideurs, formez vos équipes et/ou embauchez des gens qui connaissent un peu le sujet. Le soucis du multilingue c’est que cela a des répercutions sur quasiment tout : la structure des données, le back-office mais surtout le front-office. Il ne suffit pas de se dire qu’on va juste envoyer les textes en traduction (en général au petit neveu qui a fait un stage linguistique de deux semaines en Allemagne avec sa classe de 5ème) pour que cela fonctionne. On parle de localisation, c’est-à-dire qu’il faut adapter son contenu à la langue et à la culture du public visé. Sans parler des problématiques inhérentes à la traduction (taux de foisonnement, jeu de caractères, gestion du volume et du flux de traduction)…

Bref beaucoup de nouveautés pour Drupal 8 sur lesquelles nous reviendront dans les prochaines semaines.

Drupalcamp Paris 2013 : jour 1/2

Après avoir fait Lyon en 2012, me voici au Drupalcamp Paris 2013. Pratique c’est à côté de chez moi, à la tour Microsoft. Pour un GNU/linuxien, c’est bizarre de se retrouver là. Que mes proches se rassurent, ce soir je me lave au white spirit. Je vais peut être acheter de la soude au cas où… Arrêtons d’être mauvaise langue et parlons plutôt de cet évènement.

Comme le DrupalCamp de Lyon, certaines conférences ne sont pas accessibles à tout un chacun. Je vous rassure, pas besoin d’être très barbu (ça m’arrange) pour en profiter. On est pas là pour développer (quoique dimanche…), mais il faut quand même maîtriser son franglais et son Drupal pour comprendre des questions du type :

Est-ce que je peux avoir plusieurs fallbacks de langues sur un site Drupal multilingue ?

Keynote : la disparition du sommaire (Denys Chomel, @DenysChomel)

J’avoue que j’ai eu du mal avec le thème de la keynote. À vrai dire, je n’ai pas tout de suite compris. Et à la fin, j’étais sceptique. Les questions m’ont permis de mieux comprendre la thèse développée. Mais je vous avoue qu’en tant que développeur un poil rigide, les concepts à la limite de la philosophie et de la sociologie m’échappent quelque peu même si je ne devrais pas…

Présentation du module Migrate (David Petit)

Une présentation efficace du module. Une mise en bouche qui valait le détour. Je n’ai jamais développé avec ce module. J’ai utilisé Migrate lors d’une migration d’un site WordPress sans avoir eu besoin de mettre les mains dans le cambouis.

Parler plusieurs langues avec Drupal (Bodgan Herea, @bhereabu)

Le multilingue, c’est mon cœur de métier donc j’étais très intéressé. Comme d’habitude, quand on attend trop on est déçu. Le retour d’expérience sur Entity Translation m’a intéressé. Car pour le moment, la plupart des sites Drupal 7 multilingues auxquels j’ai été confronté n’utilisait que Content Translation.

Industrialiser la gestion des fichiers multimédia (Aurélien Navarre, @AurelienNavarre)

Ça m’a permis de mettre un visage sur l’auteur de DrupalFacile et juste pour ça c’est déjà pas mal. Ensuite la conférence a rappelé les bases de la gestion de fichiers multimédias pour terminer par des présentations succinctes de types de solutions industrialisées. Assurément, le conférencier le plus à l’aise de la journée auquel j’ai eu affaire tant dans l’expression que sur la maîtrise du sujet.

Drupal 8 : Mobile initiative (Théodore Mabiala, @nod_)

Mon moment préféré de cette conférence : annonce du non support d’IE 8 dans le cœur de Drupal 8 et applaudissement de l’assistance, dans les locaux de Microsoft !

Sur le fond, ça m’a permis de comprendre ce que sera le support multi-écrans dans Drupal 8. Pas mal d’optimisations JavaScript et CSS ont été apportées au cœur de Drupal 8. Et cela va se poursuit au travers de la « Drupal 8 Mobile Initiative« 

Retour d’expérience : L’hébergement dans le Cloud d’une partie des plateformes web ARTE avec Acquia (Cyril Reinhard @CyrilCR & Pascal Thuet @PascalThuet)

Les problématiques spécifiques au domaine du média ont été abordées. L’intérêt était de voir quelles solutions de support, d’accompagnement mais aussi d’hébergement sont proposées par Acquia.

L’information la plus marquante pour moi de cette conférence a été le point de friction concernant la configuration serveur mutualisée qui a obligé les équipes d’ARTE à adapter leur code afin de prendre en compte les spécificités d’hébergement d’Acquia. Au final les recommandations du partenaire ont été prises en compte. Malgré que les performances en ont été améliorées, il a transpiré que cela a fait l’objet de maintes négociations du fait de planning très serré. Mais les délais courts on sait tous ce qu’il en est…

Mais encore ?

Au final, c’était une journée agréable où tout le monde parlait Drupal. J’ai revu des connaissances rencontrées à Lyon et dans mes pérégrinations professionnelles. Hâte d’être à demain.